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EAU DU ROBINET NON CONFORME POUR 2 MILLIONS DE FRANÇAIS


Nous avions abordé le sujet dans un récent article intitulé “Encore plus de pesticides dans l’eau du robinet !”et bien c’est désormais l’association de consommateurs UFC-Que choisir qui livre une analyse « préoccupante » de la qualité de l’eau du robinet en France dans un communiqué publié cette semaine.
« Deux millions de consommateurs paient pour une eau non conforme aux critères réglementaires », a révélé l’association UFC-Que Choisir. Une fois de plus, l’agriculture est pointée du doigt. Un million de consommateurs recevraient ainsi, de leur robinet, une eau contaminée aux pesticides, aux nitrates et au sélénium.
Les départements et régions les plus touchés seraient en outre ceux où l’agriculture y est intensive. Il s’agit en l’occurrence du Bassin Parisien (Eure-et-Loir, Loiret, Seine-et-Marne et Yonne), du Nord et de la Champagne (Pas-de-Calais, Marne et Aube).
Histoire que le consommateur soit le mieux informé possible, l’association a mis à sa disposition une carte interactive permettant de connaître la qualité de l’eau dans chaque commune.
UFC-Que Choisir dénonce une situation dans laquelle le principe pollueur-payeur est inversé, d’où selon elle ce problème récurrent qu’est la pollution d’origine agricole. « Alors que l’agriculture est à l’origine de la pollution en nitrates et pesticides respectivement pour 74 % et 90 %, ce sont les consommateurs qui supportent, via la redevance pollution, l’essentiel (près de 90 %) de la facture », rapporte l’association, qui a également repris une information provenant d’une étude publiée par le Commissariat général au Développement durable (CGDD) en septembre dernier : « Au final, les pollutions agricoles génèrent sur la facture d’eau des dépenses supplémentaires annuelles au minimum comprises entre 640 et 1 140 millions d’euros, soit de 7 à 12 % de la facture d’eau des ménages français. »
Afin de mettre fin à ces pollutions, l’UFC-Que Choisir a émis plusieurs requêtes à l’endroit des pouvoirs publics nationaux et européens, réclamant notamment une protection efficace de tous les captages ainsi qu’une application du principe constitutionnel pollueur-payeur dans le domaine des pollutions agricoles, la finalité étant bien sûr de dissuader les pratiques agricoles polluantes.
L’association suggère enfin que les aides de la Politique Agricole Commune (PAC) soient réservées aux modes de production s’inspirant des principes des agricultures intégrées et biologiques.
Ces propositions risquent fort d’attiser la colère des agriculteurs, déjà souvent stigmatisés quand il s’agit de protection de l’environnement. L’UFC-Que choisir n’a cependant pas oublié de souligner que 97,5 % des Français ont accès à une eau du robinet de bonne qualité tout au long de l’année, celle-ci étant en outre plus respectueuse de l’environnement que sa concurrente, l’eau en bouteille. Alerter sur les pollutions sans pour autant susciter un vent de panique chez les consommateurs qui pourraient être tentés de se ruer vers les eaux en bouteille, tel est le juste équilibre à trouver.
 

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