Relais du Vert Bois – Gite Normandie pour 8 personnes

UN CRUSTACÉ TERRESTRE : LE CLOPORTE !


Impossible de le confondre avec un crabe ou un homard, pourtant le cloporte est bel et bien un crustacé adapté à la vie terrestre. Il n’est nullement considéré comme insecte…
Respirant par des branchies (situées à la base de chacune des pattes), le cloporte mesure de 1 à 2 cm, est de couleur grisâtre ou brunâtre, est équipé de 7 paires de pattes et possède un corps en 3 parties : tête, thorax et l’abdomen. Chaque partie est segmentée et cuirassée d’anneaux articulés, parfois si souples que certaines espèces comme l’armadille peuvent littéralement se “rouler en boules” lorsqu’elles se sentent en danger ou dérangées…
Le plus commun des cloportes visibles a pour nom “Oniscus asellus”. Il vit plutôt à l’extérieur. Malgré tout, il existe aussi le cloporte des caves, le cloporte des murs, ou bien encore celui des mousses. Près de 160 espèces sont ainsi répertoriées en France parmi les quelques 3000 recensées !
Déjà curieusement considéré comme “crustacé terrestre” le cloporte a une particularité supplémentaire digne des marsupiaux comme le kangourou : les jeunes cloportes finissent leur maturation dans une poche extérieure. La durée de vie d’un cloporte est de 2 à 3 ans.
Même si les cloportes sont des animaux terrestres, ils ont besoin d’un taux d’humidité élevé. C’est pour cette raison que les cloportes peuvent s’accumuler dans les endroits humides et ombragés. On les rencontre sous les pierres, sous les pots de fleurs abandonnés, sous les écorces de bois morts, les tapis de feuilles mortes en décomposition, et dans les caves humides aussi.
Leur belle saison pour le cloporte va du printemps à l’automne, et son actvité est nocturne. En hiver, il vit au ralenti, en attendant des jours meilleurs.
Le cloporte est parfois classé dans les nuisibles…à tort ! Le cloporte est particulièrement utile en participant à la décomposition des matières organiques, au renouvellement du sol et à son enrichissement. Il ne provoque aucun dégât au jardin et ne s’attaque jamais au bois sain.  Inoffensif, il ne mord pas et bien sûr ne pique pas non plus !
Si les cloportes “envahissent” (toute proportion gardée) la maison et que trop c’est trop : aérez, éclairez et asséchez ou déposez du bois mort et humide, récoltez et remettez ce petit monde dans le jardin.
Le cloporte est la proie – entre autres – du carabe, du crapaud, de l’orvet, du mille-pattes ou encore de la musaraigne.

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